mardi 15 mars 2005

Jeu de piste à Beyrouth City

Kikoo :-)
je suis clakeee, completement extenuee lol :-)))

moi ki ne sortait preske plus de ma chambre pour aller au salon, viens de me taper trois heures de marche au milieu de voitures abandonnées dans les embouteillages, pour rejoindre la place de la manif a Beyrouth :-))

c'etait incroyable, une ambiance pas possible, des gens prets a traverser le pays en une semaine a pieds s'il le fallait, mais sourire aux levres et drapeaux libanais au poing :-)

maaa on a raté le plus beau, a force de tourner dans un pays ou preske toutes les boutikes etaient fermées, tout ca pour trouver un jetable (vi vi je voulais ramener un souvenir pour une fois ke je mettais les pieds dehors pour autre chose que les courses lol)

bref on ne l'a trouvé que vers 3h, alors ke c'etait l'heure de rendez-vous pour le rassemblement national, vous dire qu'on est arrivé preske vers 7h avec mon homme survolté me repetant sans cesse qu'on etait surement plus d'un millions et sa petite femme raisonnable lui repondant que dans un pays ne comptant que 3 millions d'habitants c'etait impossible, on etait heureux mais clakés :-)))

7h? j'ai vu moins de gens sur la place que sur l'autoroute lol, mais les drpeaux volaient, la plupart etaient rentrés et j'ai cru avoir raté 100 000 participants ;-)
beinn non, au journal libanais a notre retour, j'entends parler de pres d'un millions, je cours verifier sur TF1.fr, bahhh vi, c'etait bien ca rahhhhhh
faut que j'y retourne lundi prochain a l'heure pour prendre des photos completes lol :-)

en attendant que les notres soient sorties avant ce week end et que je raconte notre glorieuse epopee plus en detail avec photos a l'appui, lol
je vous laisse plusieurs articles sur ce sujet dans la suite du message avec les references pour ceux ki veulent le lire la bas :-)
bisoussss
Loulou

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Credits:
TF1.fr
Partie news/monde:
http://news.tf1.fr/news/monde/0,,3207498,00.html

"Un Liban "souverain, libre et indépendant"

Près d'un million de manifestants anti-syriens venus de toutes les régions du Liban se sont réunis lundi place des Martyrs, à Beyrouth, à l'appel de l'opposition. Ils ont réclamé la vérité sur l'assassinat de Rafic Hariri, l'ancien Premier ministre tué il y a un mois. Mais aussi le départ du président pro-syrien Emile Lahoud.
Mis en ligne le 14 mars 2005
Pour aller plus loin
La Syrie s'engage à un retrait total de ses troupes (12/03/2005)
Liban : le début du retrait syrien (13/03/2005)
Ce serait le plus grand rassemblement jamais organisé à Beyrouth. Près d'un million de personnes –1,5 millions pour certains médias- ont manifesté lundi dans la capitale libanais pour réclamer la vérité sur la mort de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, assassiné il y a un mois jour pour jour. Second mot d'ordre de cette manifestation appelée par l'opposition : réclamer le départ du chef de l'Etat libanais pro-syrien Emile Lahoud et de ses chefs de sécurité considérés comme les instruments d'une pérennisation de la tutelle syrienne, en dépit du retrait militaire syrien en cours.
"Syrie dehors"
Pour la cause, les Libanais sont venus de tout le pays : des zones chiites, sunnites chrétiennes et druzes, et pour la première fois en presque 30 ans de mainmise militaire syrienne de la Békaa d'où sont partis quelque 200.000 habitants. Des embouteillages monstres ont été signalés aux entrées de Beyrouth. Scandant des "Syrie dehors" et "souveraineté, liberté, indépendance" et couverte de drapeaux libanais, la foule, véritable marée humaine, a convergé vers la place des Martyrs, tout près de la tombe de Rafic Hariri où était organisée une cérémonie à sa mémoire.

Plusieurs dizaines d'orateurs, députés et personnalités, se sont succédé à la tribune, insistant sur l'unité pour un Liban "libre, souverain et indépendant". Le député libanais Marwan Hamadé a accusé les services de renseignement libano-syriens de dissimuler la vérité sur l'assassinat de Rafic Hariri : "Vous voulez la vérité sur cet assassinat ? Elle croupit dans les chambres obscures des services de renseignement qui nous gouvernent et que vous êtes en train de balayer", a-t-il lancé. "Ils ont tué Abou Baha (surnom de Hariri) car il gênait leur plan de soumission du Liban. Ils l'ont tué parce qu'ils sont les ennemis de la démocratie et de l'arabité", a ajouté le député.

Des centaines de pancartes anti-Lahoud ont alors été hissées par les manifestants. "Lahoud quitte avec eux (les Syriens)", lisait-on sur l'une d'elle. Des lâchers de colombes et de milliers de ballons blancs et bleus, symbole de la vérité, ponctuaient les discours et les chants patriotiques.
Elections en mai

Les chefs de file de ce rassemblement de l'opposition espéraient avec cette manifestation contrecarrer l'impression de force donnée par le Hezbollah. Le principal mouvement libanais, a réuni plusieurs centaines de milliers de personnes en deux occasions la semaine dernière. Soutenue par l'Iran et la Syrie, la seule organisation politique autorisée à conserver ses armes après la fin de la guerre civile (1975-1990), bénéficie d'une très forte popularité au Liban pour avoir obtenu après des années de lutte le départ des forces israéliennes du Sud-Liban, au printemps 2000.

Ce week-end, l'émissaire des Nations unies, Terje Roed-Larsen, a obtenu l'engagement du président syrien Bachar Assad de retirer tous ses militaires et agents secrets du Liban conformément à la résolution 1559 adoptée en septembre dernier par le Conseil de sécurité des Nations unies. L'émissaire onusien s'est également mis d'accord avec le président libanais Emile Lahoud sur la nécessité de maintenir en mai les élections."
A.Ga. (avec AFP)

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et en option lol, l'article de l'Orient le Jour, la gazette libanaise en francais:
http://www.lorientlejour.com/

"
Mobilisation populaire intensive en prévision du rassemblement d’aujourd’hui
Malgré les pressions, la Vérité place des Martyrs
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En lettres de feu, le mot « vérité »,
place des Martyrs, hier

La mobilisation populaire était à son apogée, hier en fin de soirée, dans plusieurs villes et localités du pays, en prévision du rassemblement pacifique prévu cet après-midi, place des Martyrs, pour commémorer la quatrième semaine du décès de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, dans un attentat dont les circonstances n’ont toujours pas été élucidées. Des centaines de milliers de personnes doivent se retrouver à partir de midi au centre-ville, en dépit des multiples pressions exercées dans certaines régions sur les partisans de l’opposition et de l’avertissement lancé la veille, samedi, par le président Émile Lahoud. Ce dernier avait mis en garde, en effet, contre des « incidents » qui pourraient entraîner une « catastrophe » si les manifestations se poursuivent, alors qu’hier, près de 200 000 personnes manifestaient à Nabatiyeh contre la 1559 et en appui à la Syrie à l’appel du Hezbollah
C’est en lettres de lumière que quelque 10 000 personnes ont écrit hier, sur l’un des terre-pleins de la place des Martyrs, le mot « Vérité » en anglais et en arabe. Portant leurs bougies, ils ont exprimé une fois de plus, à l’initiative du Courant du Futur, leur revendication concernant l’élucidation du mystère de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri et de ses compagnons. Vingt-quatre heures avant le grand rassemblement auquel les forces de l’opposition ont appelé le peuple aujourd’hui, la place des Martyrs, qui n’a pas désempli depuis les funérailles de Hariri, était bondée.
Il fallait quelque dix mille personnes, selon les organisateurs, pour remplir les lettres géantes inscrites sur le sable, juste devant la mosquée Mohammed el-Amine, où ont été enterrés les victimes de l’attentat du 14 février. Mais il y en avait beaucoup plus rassemblés sur la place, dès 18 heures, retenus par les cordons de sécurité. L’enthousiasme était tel que les jeunes organisateurs du Courant du futur ont eu du mal à contenir la foule, et aucune difficulté à remplir les lettres des deux mots le moment venu.
La foule a entonné l’hymne national au début de l’événement. Les paroles de deux chansons dédiées à la mémoire de Rafic Hariri ont été distribuées aux participants, afin qu’ils puissent les fredonner durant le déroulement de l’opération. Comme toutes les activités organisées place des Martyrs, celle-ci s’est caractérisée par le même climat de solidarité populaire.
« Abou Bahaa ». L’évocation de ce surnom de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, transformé en slogan depuis sa mort, était continue. Sur le podium comme au sein de la foule, son nom restait omniprésent, tout comme son souvenir, encore brûlant depuis le terrible attentat qui lui a coûté la vie. « Ceux qui l’ont tué ne savent pas qu’il reste présent en chacun de nous, dans le cœur de chaque jeune personne qui compte poursuivre le chemin qu’il a tracé », crie une voix au micro.
Comme d’habitude, la foule n’était pas tendre envers la Syrie. « La Syrie dehors », scandait-elle, reprise en écho par des interlocuteurs sur la tribune, qui ont rappelé que « le repli a déjà commencé ». Par ailleurs, le député Ghazi Aridi ainsi que d’autres intervenants ont commenté le terme utilisé samedi par le président de la République, Émile Lahoud, qui a qualifié l’attentat de « vilenie». « Ce sont ses paroles qui sont des vilenies», a tonné Aridi. Alors qu’un membre du Courant du futur s’indignait qu’« on puisse ainsi qualifier un crime aussi abominable ».
Tous les participants présents à cet événement hier faisaient preuve d’un grand enthousiasme. « Si un tel mouvement ne va pas me pousser à me déplacer, qu’est-ce qui pourrait encore m’émouvoir ? », dit Thérèse. « Nous sommes là pour leur montrer que nous existons, et que nous sommes en 2005, pas en 1975 », souligne Nour. Une autre dame refuse de porter une bougie et de rejoindre la foule. « La vérité, nous la connaissons, même s’ils font leur possible pour la cacher », dit-elle. John Orak est américain et fait partie d’un groupe de trois étudiants qui se sont trouvés dans la foule. « Depuis que je suis à Beyrouth pour mes recherches, je ne m’attendais pas à des manifestations aussi importantes et aussi pacifiques », souligne-t-il.
Avant de quitter les lieux, les participants ont planté leurs bougies dans le sable afin que les lettres puissent rester illuminées toute la nuit."
S.B.

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Plein d'articles a ce sujet sur http://www.tayyar.org/
entre autre manif de parlementaires mardi demain vers 18h a paris pour soutenir le sitting libanais
ils parleront aux libanais qui restent sur la place en duplex ;):
Manifestation à Paris
Soutien Français pour un Liban Libre : Des dizaines de députés français participent à la manifestation de Paris le mardi 15 mars à 17h50 près de l'Assemblée Nationale - Place Edouard Herriot (Métro Assemblée Nationale - ligne 12).
Soutien Français pour un Liban libre
08 Mars 2005

Français, Libanais citoyens du monde, joignez-vous à nous dans notre combat pour la liberté du Liban

Le Mardi 15 mars 2005 à 17h50 - Place Président Edouard Herriot
( A côté de l’Assemblée Nationale)

A l'appel de l'Opposition Libanaise en France,

et pour soutenir le soulèvement pour l'indépendance du Liban.

Des Français et des Parlementaires Français viendront exprimer haut et fort l’amitié multiséculaire entre la France et le Liban et l’attachement à la vocation naturelle de la France dans la défense des valeurs universelles de liberté, de démocratie et de droits de l’Homme au Liban. Nous Voulons :

· Connaître les commanditaires de l’assassinat de Rafik Hariri, sous l’égide d’une commission d’enquête internationale,
· Le retrait immédiat et total de l’armée d’occupation syrienne et des services de renseignements qui lui sont rattachés,
· L’organisation d’élections législatives libres sous l’égide de l’ONU.

Le Courant du Futur, Le Courant Patriotique Libre, Les Forces Libanaises, La Gauche Démocratique, Lle Mouvement Réformateur des Kataëb, Le Parti Socialiste Progressiste, l’Union Culturelle Libanaise dans le Monde, des représentants de la société civile.

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http://www.tayyar.org/

origine: reuters

Une manifestation antisyrienne contrebalance celle du Hezbollah
14 mars 2005 Reuters
L'opposition anti-syrienne libanaise a réussi lundi son pari de rassembler une foule au moins aussi nombreuse, lundi dans le centre de Beyrouth, que le mouvement Hezbollah, soutenu par la Syrie, le 8 mars.

Venus notamment du Nord et de l'Est en car, camion, voiture et même en bateau, des centaines de milliers de manifestants - un million selon les organisateurs - ont envahi la place des Martyrs aux cris de "Syrie dehors !" et "Souveraineté, liberté, indépendance !".

Six jours auparavant, le Hezbollah avait éclipsé la marée montante des manifestations anti-syriennes en parvenant lui aussi à réunir place Riad al Solh, à quelque centaines de mètres de celle des Martyrs, jusqu'à un million de partisans du maintien du "protectorat" de facto de la Syrie.
En l'absence de toute confirmation indépendante des chiffres des uns et des autres, observateurs et témoins estiment que la manifestation monstre de lundi a surpassé en ampleur celle du 8 mars, conformément au souhait affiché par ses organisateurs.
Quoi qu'il en soit, ce rassemblement est le plus important réussi par l'opposition depuis qu'elle a entrepris de descendre pacifiquement dans les rues à la suite de l'assassinat de l'ancien Premier ministre sunnite Rafic Hariri, il y a un mois jour pour jour.
Pour la première fois, elle a drainé de nombreux sunnites, aux côtés des Druzes et des chrétiens maronites, fers de lance d'une opposition qui réclame, outre le départ des troupes syriennes, que toute la lumière soit faite sur la mort de Hariri, où beaucoup voient la main des "services" de Damas.
A Nabatieh, dans son fief du Sud, le Hezbollah avait réitéré dimanche son succès du 8 mars à Beyrouth en réunissant encore des centaines de milliers de manifestants pro-syriens dénonçant les présumées "ingérences" de Paris et Washington, qui réclament la levée de la mainmise militaire et politique syrienne sur le pays.

Cette surenchère de manifestations au nom de la souveraineté nationale, avec des forêts de drapeaux frappés du cèdre de part et d'autre, illustre l'accentuation vertigineuse du clivage qui divise les Libanais depuis le début de la crise, il y a un mois.
LA VERITE SUR LA MORT DE HARIRI EST "LIMPIDE"
Le président pro-syrien Emile Lahoud a réclamé ce week-end l'arrêt des manifestations et pressé une opposition réticente d'engager le dialogue avec le Premier ministre Omar Karamé, reconduit la semaine dernière dans ses fonctions après avoir démissionné sous la pression de la rue.

Considéré comme un des plus ardents opposants à la présence syrienne, le patriarche maronite Nasrallah Sfeir a, lui aussi, réclamé dimanche l'"arrêt des démonstrations de force dans la rue" et mis en garde la population contre leurs conséquences possibles pour la stabilité du pays.

Dans les milieux politiques, on redoute que, par crainte de débordements violents, les autorités ne décident, à partir de mardi, d'interdire tout nouveau rassemblement auquel cas l'opposition pourra se targuer d'avoir eu le dessus en matière de démonstration de force.

Les opposants, qui réclament la démission des dirigeants des services de sécurité libanais, excluent de participer au cabinet d'unité nationale que propose Karamé tant que toutes leurs exigences ne sont pas satisfaites, et ce, avant les élections prévues - en principe - en mai.

"Je demande à son Excellence le président de satisfaire l'exigence de tous les Libanais: démissionnez et laissez-nous nous remettre", a déclaré, sous les applaudissements, l'homme politique chrétien Carlos Eddé lors du meeting de la place des Martyrs.

"Nous exigeons de savoir qui a tué Rafic", confiait, dans la foule, Moustafa Mourad, un manifestant sunnite brandissant le drapeau national et arborant à la boutonnière un portait de l'ancien Premier ministre.

"Vous voulez la vérité ? Elle est limpide. Le monde et le Liban les connaissent bien (les tueurs), ils les connaissent chacun par leur nom et leur grade", a affirmé pour sa part aux manifestants le député druze Marouane Hamadeh, qui a lui-même échappé en octobre à une tentative d'assassinat.
La Syrie, qui s'est engagée ce week-end auprès de l'Onu à se retirer totalement du Liban, a démenti avoir un rapport de près ou de loin avec l'assassinat de Hariri.

Tenu pour l'artisan de la reconstruction du Liban après la désastreuse guerre civile de 1975-1990, celui-ci a démissionné en octobre 2004 après s'être rebellé contre la tutelle de Damas, qui avait littéralement imposé que Lahoud soit reconduit à la présidence.

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http://www.tayyar.org/tayyar/articles.php?article_id=2062&type=news

origine: AFP

Liban: une marée humaine déferle sur Beyrouth à l'appel de l'opposition
14 mars 2005 AFP
Venus par la route, à pied ou par mer de tout le pays, des centaines de milliers de Libanais convergeaient lundi vers le centre de Beyrouth où plus de 800.000 manifestants, selon le conseil municipal, sont déjà massés pour réclamer "la vérité" sur l'assassinat de Rafic Hariri.

La marée humaine, couverte de drapeaux libanais, débordait les 200.000 m2 de la place des Martyrs, lieu du rassemblement, ainsi que les places adjacentes et les grandes artères de la capitale.

Selon les médias, il s'agit du rassemblement le plus important jamais organisé à Beyrouth, le nombre total des manifestants dépassant un demi-million de personnes, peu avant le début de la cérémonie prévue à 15h00 (13h00 GMT).
Le Liban compte environ 3,5 millions d'habitants.
Par haut-parleurs, des organisateurs lancent à la foule: "Remplissez les places attenantes. Vous êtes déjà presque un million et les gens continuent d'arriver".

A 14h30 GMT, une demi-heure avant le début de la manifestation, des convois venus du nord, du sud et de la plaine de la Békaa avançaient encore en rangs serrés vers Beyrouth.
Sur 15 km, la circulation sur l'autoroute nord a été entièrement déviée vers Beyrouth et les bus et voitures y avancent sur huit voies, pare-choc contre pare-choc.

Des embouteillages monstres étaient également signalés aux autres entrées de Beyrouth, provoqués par des milliers de véhicules venant de la plaine de la Békaa, frontalière de la Syrie où sont repliés les soldats syriens, et de la montagne.

Pour la première fois en presque 30 ans de mainmise militaire syrienne sur la plaine de la Békaa, quelque 200.000 habitants de la Békaa se sont dirigés vers Beyrouth pour y manifester.

Un immense embouteillage couvrait la route sur plusieurs kilomètres du noeud routier de Chtaura jusqu'au col du Baïdar, à 50 km à l'est de Beyrouth, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Dans le périmètre de la sépulture de l'ancien Premier ministre, près de la grande mosquée sur la place des Martyrs, 500 chaises ont été installées pour accueillir les dignitaires religieux, les personnalités étrangères et les députés.
Hariri a été assassiné le 14 février dans un attentat en plein coeur de Beyrouth. Après sa mort, qui a provoqué un choc au Liban et dans le monde, Damas a annoncé le retrait de ses troupes du Liban.
Une immense banderole bleue réclamant "la vérité" sur cet assassinat recouvrait un pan de la mosquée.
"Dans ce pays, la vérité finit toujours par transparaître", "Le Liban ne peut pas vivre sans démocratie", lançait la voix enregistrée de Hariri, dont des extraits de discours sont diffusés par haut-parleurs.

Des centaines de jeunes, en chandail rouge et la poitrine barrée du mot "Vérité" et "Pour le Liban", tentaient de canaliser le flux incessant des manifestants.

A l'appel d'associations, banques, bureaux et commerces ont fermé leurs portes dès midi, permettant aux "cols blancs" de se joindre à la foule. Ecoles et universités ont également fermé en milieu de journée.

Des sportifs, hommes et femmes, de l'Université maronite du Saint-Esprit de Kaslik, tenant la "flamme de la liberté" se relayaient sur le trajet de 30 km entre cette localité du Kesrouan (nord) et Beyrouth.
D'autres manifestants sont venus par la mer à bord de dizaines de bateaux.
Même à Baalbeck, Eersal et ses environs (100 km à l'est de Beyrouth), un fief du Hezbollah, des dizaines de milliers de personnes se sont joint aux convois dont les arrivées successives ont créé des bouchons.
Au Liban sud, à majorité chiite, des centaines de voitures et de bus, ornés de drapeaux libanais, se dirigeaient vers Beyrouth, rejoignant les convois formés dans la montagne druze du Chouf, au sud-est de la capitale, fief du leader de l'opposition Walid Joumblatt.

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http://www.tayyar.org/tayyar/articles.php?article_id=2059&type=news

Les habitants de la Bekaa sous mainmise syrienne affluent vers Beyrouth
14 mars, 2005 AFP et Le Monde

Pour la première fois en presque trente ans de mainmise militaire syrienne sur la plaine de la Bekaa, des dizaines de milliers de Libanais, sunnites, chrétiens et druzes, se sont rendus collectivement à Beyrouth pour participer à un rassemblement organisé par l'opposition.
Il s'agit du premier mouvement du genre dans cette région, où sont toujours stationnées en nombre les troupes syriennes, depuis l'assassinat le 14 février de l'ancien premier ministre sunnite Rafic Hariri.

Plus de 200 000 habitants de cette plaine frontalière de la Syrie se dirigeaient en milieu de journée vers Beyrouth, et un immense embouteillage couvrait la route sur plusieurs kilomètres du nœud routier de Chtaura jusqu'au col du Baïdar, à 50 km à l'est de Beyrouth, selon les organisateurs et les journalistes de l'AFP.
Des responsables de l'opposition chrétienne, des cadres du Courant du futur, de Rafic Hariri, et des partisans du leader druze Walid Joumblatt ont fait état d'un manque important de moyens de transport en raison de "pressions".

"Des compagnies [de bus] de Baalbek ont résilié à la dernière minute, pour des raisons inconnues, le contrat conclu avec eux pour le transport des manifestants", a affirmé à l'AFP Mohammad Smaïlé, du Courant du futur.

"Il y a deux fois plus de gens que de places dans les bus", renchérit Salim Aoun, partisan du Courant national libre du général chrétien Michel Aoun, en exil à Paris. "Les services de sécurité ont exercé des pressions sur les chauffeurs de bus et minibus loués pour qu'ils ne viennent pas au rendez-vous", a-t-il ajouté.

Les voitures sont couvertes de portraits de Rafic Hariri, et leurs passagers brandissent des drapeaux libanais. "Le Hezbollah a organisé une manifestation géante mardi dernier pour nous tétaniser. Aujourd'hui, nous relevons le défi et nous l'invitons à nous rejoindre car nous représentons la véritable majorité dans le pays", dit Nada, mère de famille chrétienne de 35 ans, à Zahlé, chef-lieu de la Bekaa.
"C'EST INIMAGINABLE"
Nada, qui s'est cotisée avec des amies pour louer un bus, affirme que c'est la première fois qu'elle participe à une manifestation. "Je veux que le Liban soit libéré du joug syrien. Chacun chez soi, nous avons assez souffert", dit-elle.

"C'est inimaginable, s'exclame un serveur dans un café de Chtaura. Je n'ai jamais vu autant de gens défiler." Radwan, un sunnite quinquagénaire, estime que "la manifestation d'aujourd'hui prouve une volonté commune de vivre ensemble. Ce n'est ni un complot israélien, ni américain, ni français, nous voulons vivre libres dans notre pays, c'est tout".
Selon Salah, un médecin sunnite, "les maladresses de la Syrie ont contribué à susciter des sentiments hostiles".

L'épouse d'un homme politique proche des Syriens a rejoint la "manifestation de l'indépendance". "Le courant de la souveraineté est ravageur, il était temps qu'on sorte de la tutelle syrienne", dit-elle, sous le couvert de l'anonymat.

Un vieux routier de la politique juge que l'unité des courants sunnite, chrétien et druze est "née des malheurs identiques qui les ont frappés". "Le leader druze Kamal Joumblatt a été assassiné le 16 mars 1977 près d'un barrage syrien pour s'être opposé au projet expansionniste de Damas au Liban. Le président élu Bachir Gemayel, adulé par les chrétiens, a été assassiné le 14 septembre 1982 par un prosyrien. Rafic Hariri, opposé à la reconduction du mandat du président Emile Lahoud, imposée par Damas, a péri dans un attentat sans précédent", explique-t-il.
"Le peuple syrien est un peuple frère. Des liens de parenté nous lient depuis des siècles, mais l'armée syrienne et les moukhabarat (services de renseignement) syriens ne sont plus les bienvenus au Liban, particulièrement dans la Bekaa", lance Anouar, un cheikh druze.

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http://www.tayyar.org/tayyar/articles.php?article_id=2051&type=news

Les habitants de la Békaa affluent vers Beyrouth par dizaines de milliers
14 Mars 2005 AFP

Les habitants de la plaine libanaise orientale de la Békaa, toujours sous contrôle syrien, ont commencé à affluer vers Beyrouth pour participer au rassemblement de l'opposition qui doit y avoir lieu lundi après-midi, ont constaté des correspondants de l'AFP.

En fin de matinée, des colonnes de bus et de véhicules avec à bord des dizaines de milliers de personnes au total se trouvaient sur la route Damas-Beyrouth, en direction de la capitale libanaise, pour cette manifestation, un mois jour pour jour après l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.

Les bus, affrétés par l'opposition, avaient précédemment fait le plein de partisans dans les villages à majorité sunnite et druze. Les habitants chrétiens de la ville de Zahlé et de ses environs et ceux de Rayak (60 km à l'est de Beyrouth), se sont joints au défilé.

Même à Baalbeck, Eersal et ses environs (100 km à l'est de Beyrouth), fiefs du Hezbollah chiite soutenu par Damas, des milliers de personnes ont rejoint les convois, dont les arrivés successives provoquaient des embouteillages monstres aux portes de Beyrouth.

(...)

L'armée syrienne est entrée en 1976 dans la Békaa, tenue d'une poigne de fer par les services de renseignement syriens, et où se sont repliées ces derniers jours les forces syriennes stationnées dans le Mont-Liban.
Dans cette région, les sunnites forment 35% des habitants, les chrétiens 43%, les chiites 15% et les druzes 7%.

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voilouuuu les chtites lectrices, desolee si j'en ai trop mis, c'etait pour vous donner un max d'info pour celles ke ca interesseraient :-)
demain ou mercredi ca sera bcp plus court :-)))
notre mini version de la fin de journee a indie et moi des ke les photos sont sorties ;-)
BisousssssleBloggers
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